Crédencial et attributs du pélerin
Depuis les origines du pèlerinage au moyen âge, le voyageur à destination de Saint Jacques de Compostelle, a toujours ressenti le besoin de justifier, pour des raisons plus ou moins avouables, son statut de pèlerin. Qu'ils soient "vrais" pèlerins, nobles en gauguete, "Picaros", pèlerins mandatés ou encore condamnés au pèlerinage tous revêtent les attributs du pèlerin tant pour adopter les coutumes du chemin de Compostelle que pour justifier, une fois retourné à leur origine, de leur périble en Galice. |
La calebasse vinasière, à la base, gourde indispensable à tout marcheur, elle devint rapidement un objet culte permettant d'étancher sa soif de vin. Vin, qui soit dit en passant, coulait à flots le long du Camino. Ustensile de première importance, il intégra donc naturellement la panoplie du pèlerin. |
| | Le bourdon est bien plus qu'un simple bâton, il est depuis toujours le plus fidèle allié des pèlerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle. Sans doute parce que dans les reliques, Saint-Jacques est lui-même représenté tenant cet objet à la main. Béni avant le départ, il était une aide précieuse pour la marche, mais aussi un moyen de se défendre comme les brigands et les animaux agressifs, s'il ne servait pas aux Picaros pour commettre leur forfait. |
La coquille, emblème par excellence du voyage le long du Camino et ce depuis le Moyen-Age, est aujourd'hui sans nul doute l'attribut fétiche que tout marcheur ou cycliste arbore fièrement sur le chemin de st Jacques. Accrochée au sac à dos, épinglée sous forme de pin's ou de médaille, dans la version moderne, la coquille accompagne à tout instant le pèlerins durant son périble. | | |
Les sportelles (speculae), petites médailles généralement fabriquées avec du plomb ou de l'étain, avaient une double utilité pour le pèlerin. Délivrées par les autorités religieuses et cousues sur les vêtements ou le chapeau, elle était un véritable sauf conduit pour la traversée du territoire d'influence. Objet souvenir à l'effigie de l'abbaye ou du monastère étape, elle était au retour une preuve précieuse du passage du pèlerin à tel ou tel lieu. La présence de ces insignes se retrouve sur d'autres lieux de pèlerinages comme Rocamadour. | |
La Crédencial ou carnet du pèlerin est un document qui vous permettra de recueillir les tampons ou timbres à chaque étape et "justifier" ainsi votre qualité de pèlerin. Son origine est mal connue, mais elle remonte probablement aux sauf-conduits et autres lettres de créances de jadis. Pas de régles bien précises sur ces tampons, vous pouvez les obtenir auprès des hébergements, des autorités religieuses ou civiles (mairies,office du tourisme) ... Il vous permettra d'obtenir, une fois arrivé à Santiago votre, certificat de pèlerinage, la Compostela. |
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De nos jours la ferveur du pèlerin reste entière pour ces attributs, qui sont partie prenante de la randonnée à St Jacques de Compostelle, et le retour du voyage à la Galice ne serait, il faut bien le reconnaître, pas tout à fait le même si nous ne revenions pas avec ces objets de souvenirs en poche. Les chemins du pèlerinage qui mènent à Compostelle n'ont au fond pas vraiment changé, le Camino de Santiago reste un chemin de joie, de rencontres, un chemin de tradition....et vous n'y couperez pas. Vous arborerez vous aussi une coquille, vous achèterez un de ces jolies bourdons qui sera votre compagnon de marche, vous ferez tamponner à chaque étape votre Crédencial et obtiendrez, une foi rendu dans la cité de Jacques le Majeur, votre Compostela. Mais au delà de toute cette magie et cette extraordinaire ambiance, vous réaliserez une des plus belles randonnée de toute l'Europe. | |